| Appel
pour des éts innovants et coopératifs |
Obligation
scolaire et liberté
(Les débats au
Sénat et à l'Asemblée en 1998
La loi, le décret,
la circulaire d'application)
Apprendre sans école ("Home schooling", école à la maison...)
Le
nouveau sirop-typhon :
déplacements
de populations ? Chèque-éducation ? ou non-scolarisation
?
En Allemagne
... c'est interdit, sauf en cas de réelle "persécution"
religieuse ou obligations professionnelles des parents.
Décision
de la Cour Européenne le 18 09 06
"Home
schooling" :
le
Sénat pour le contrôle des enfants inscrits à des cours
à distance
(article 9
de la "loi pour la prévention de la délinquance" modifiant
l'article L131-10 du code de l'éducation)
Le
S E U L amendement présenté par ... le "P.S."
(et
non par les prophètes de "liberté chérie"
& Co - s.a.r.T.l..):
[ "Le
contrôle des familles dont l'enfant suit des cours
dans le cadre
d'un établissement d'enseignement à distance
est excessif
au regard du nombre d'élèves intéressés." ]
a été
retiré avant la séance !
Les
députés ont adopté le 5 décembre par 340 voix
contre 163 en première lecture le projet de loi de prévention
de la délinquance.
L'UMP
a été la seule voter pour son adoption. La gauche s'est prononcée
contre et la plupart des députés UDF se sont abstenus.
Le Sénat
devrait examiner ce texte en seconde lecture en janvier.
France
: « les plus stricts des stricts »
Ces dernières
années, les Frères de Plymouth n° 4 – ils le reconnaissent
eux-mêmes – ont peu à peu retiré du circuit de l’Education
nationale leurs enfants, à partir de la sixième. Leur proximité
particulière avec la veine évangélique est encore
plus nette.
Présents
dans huit départements (Ardèche, Drôme, Loire, Haute-Loire,
Var, Gard, Rhône, Seine-et-Marne)
La vie familiale y est
très normée, dans un contexte patriarcal où le père
travaille à l’extérieur, tandis que la mère prend
en charge l’éducation morale des enfants.
Bien qu’ouverts à
l’école laïque, ils ont choisi depuis quelques années
de scolariser eux-mêmes leurs enfants.
Les communautés
ont récemment créé un système privé
de cours par correspondance, les cours du Chêne.
4000
Québécois fréquentent des écoles clandestines
pentecôtistes
les
écoles pentecôtistes enseignent notamment le créationnisme.
La "Home
School Legal Defense Association" :
Liée à
l’église évangélique,
«
Les croisés américains du Home Schooling »
2004
: Des
extrémistes chrétiens en campagne pour Bush
A la veille de la convention
du Parti républicain, qui doit s'ouvrir lundi 30 septembre à
New York, Le Monde publie une enquête sur les fondamentalistes
protestants – on en compte environ 30 millions –, qui constituent le socle
idéologique et électoral de George W. Bush. Ainsi que
l'explique Alfred Ross, qui dirige le Centre d'étude pour la démocratie
à New York, "les réseaux de la droite religieuse" sont "au
cœur même du pouvoir républicain".
Opposés à
l'avortement, aux recherches sur les cellules souches d'embryon et favorables
à un modèle normatif en matière de mœurs, ils vont
parfois même jusqu'à interdire la mixité dans certaines
universités ou encore contester les études darwiniennes sur
l'évolution des espèces.
(Le Monde - 28.08.02)
Les
évangéliques : La
secte qui veut conquérir le monde
C’est
le courant religieux qui progresse le plus vite aujourd’hui. Ils sont déjà
500 millions qui croient à l’Armageddon, la bataille finale et prochaine
entre les forces du Bien et du Mal. Ils s’appuient sur la télévision,
internet, les jeux vidéo ou les romans de science-fiction pour convertir
en masse. George W. Bush, comme nombre de ses ministres et conseillers,
partage leur vision messianique du monde et de l’avenir. Jusqu’à
l’extrême?
| Obligation
scolaire et liberté
en quelques lignes ... Contrôle de l'accès des enfants à une source d'instruction - Sanction en cas de non-déclaration d'un enfant Contrôle de l'effectivité de l'instruction - Contrôle de l'instruction dispensée dans les familles - Sanctions |
|
1995 - 2006 : une décennie de commissions, rapports, lois, décrets et circulaires 1998
Mais je voudrais appeler
votre attention sur les enfants scolarisés par le CNED, le centre
national d'enseignement à distance.
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| 2006
" /.../ enfants éduqués dans les familles : il y en a eu l'an dernier 2869, et nos inspecteurs des corps territoriaux ont procédé à 1149 contrôles. Nous avons eu 23 mises en demeure de scolarisation. En ce qui concerne l'enseignement
à distance, il y avait l'an dernier 3983 enfants qui étaient
inscrits au CNED
Nous avons contrôlé
86 écoles privées hors contrat l'an dernier.
Jean-Yves
Dupuis et Pierre Polivka.
(Audition de la commission d’enquête parlementaire relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et morale des mineurs, le 10 octobre 2006). |
Du petit enfant nostalgique
de sa maman à l'adolescent en révolte contre l'école
:
"phobie
scolaire", "refus scolaire" : toujours plus.
| La justice sèche
sur le cas de Jason,
le garçon qui ne veut pas aller à l'école Le tribunal administratif a donné raison à une maman... condamnée à de la prison avec sursis parce qu'elle refuse de scolariser son enfant Armel LE NY - Charente libre - 14.10.2006
Le petit Jason, 8 ans, n'ira pas à l'école de Paizay-Naudoin
cette année encore. Le tribunal administratif de Poitiers vient
de donner raison à sa maman, qui peut pousser un gros ouf de soulagement.
En avril dernier, Robin Clochard avait été condamnée
à 15 jours de prison avec sursis par le tribunal correctionnel d'Angoulême
parce qu'elle refusait d'inscrire son enfant à l'école. Visiblement,
la justice sèche sur le cas de cette famille qui a choisi d'instruire
leurs enfants sans contrainte, à leur rythme et en fonction de leurs
envies.
«Dans le cas où le contrôle révèle une distorsion entre les connaissances de l'enfant concerné et celles habituellement acquises par les enfants de même âge scolarisés, ce simple constat ne peut à lui seul caractériser une insuffisance des résultats du contrôle de nature à justifier que les parents soient mis en demeure d'inscrire leur enfant dans un établissement d'enseignement public ou privé (…). Le seul motif que Jason présentait un retard d'environ un an et demi dans l'apprentissage des savoirs fondamentaux par rapport à un enfant scolarisé de son âge ne pouvait à lui seul fonder la décision contestée». La cour d'appel de Bordeaux devra trancher Le tribunal a par ailleurs retenu que «ce constat d'insuffisance a été réalisé moins d'un an après le début de l'instruction obligatoire de Jason, dont l'enseignement se déroule de façon bilingue, compte tenu de l'origine américaine de sa mère». Le juge a enfin estimé que «les dates trop rapprochées des deux contrôles (les 25 mars et 17 mai 2005, ndlr) n'ont pas permis de révéler une éventuelle progression de l'enfant». En infligeant 15 jours de prison avec sursis à Robin Clochard,
le tribunal correctionnel d'Angoulême avait estimé l'inverse.
Au point de durcir les réquisitions du procureur, qui s'était
contenté de demander «une condamnation avec un ajournement
de peine et mise à l'épreuve».
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| Les libres enfants de
Paizay-Naudouin devant la justice
Armel LE NY - Charente libre - 16 mars 2006
Ils veulent se charger eux-mêmes de l'instruction de leurs enfants.
Ils comparaissaient hier en justice parce qu'ils refusent d'inscrire le petit Jason à l'école du village Robin et Jean-Jacques Clochard se demandent bien ce qu'ils font là. A cette barre du tribunal correctionnel d'Angoulême où ont défilé juste avant eux un escroc, un pervers pépère et quelques fumeurs de joint. Ce couple d'une trentaine d'années qui coule des jours heureux au milieu des champs du côté de Villefagnan n'est pas du genre à toucher à un cheveu de leurs enfants. Au contraire. Jason, 7 ans, et Alice, 4 ans, font ce qu'ils veulent. Ne surtout pas confondre avec des enfants rois. Ils sont des enfants libres. Libres de grandir à leur rythme, libres y compris de ne pas aller à l'école. Pour Robin, la maman d'origine américaine, une bonne éducation ne peut pas se faire sous la contrainte. L'Education Nationale ne partage pas tout à fait les mêmes conceptions. Et c'est bien le problème. Contrairement à ses petits camarades du même âge qui sont en CE1, Jason ne sait ni lire, ni écrire. Inconcevable, pour les inspecteurs qui ont procédé aux évaluations réglementaires. En octobre dernier, l'inspecteur d'académie a mis en demeure les parents Clochard d'inscrire Jason à l'école communale de Paizay-Naudouin. Ils ont refusé. Ils ont attaqué au tribunal administratif. Mais ils ont été pris de vitesse par la justice pénale devant laquelle ils ont dû comparaître hier. Pour un procès exceptionnel. Ce n'est, selon les associations impliquées dans ce débat, que la deuxième fois que des parents prônant ce type d'éducation sont poursuivis en justice. Six mois de prison et 7.500 € d'amende Robin et Jean-Jacques Clochard ont de quoi être anxieux. Pour des délinquants de leur trempe, la loi prévoit six mois d'emprisonnement et 7.500€ d'amende. Le jugement sera rendu le 5 avril prochain. Au terme d'un débat essentiellement juridique, le procureur Denys Baillard a requis la condamnation des parents. Mais en suggérant un ajournement de peine avec mise à l'épreuve, il a aussi préconisé l'apaisement, souhaité un compromis entre la rigidité de l'administration et les aspirations philosophiques des parents. Un compromis qui sera difficile à trouver. Jean-Jacques, le papa, ouvrier maçon, garde un mauvais souvenir de ses années à l'école qui se sont soldées par un échec. Malgré ses études brillantes et son bac + 4, Robin a la sensation de s'être beaucoup ennuyée sur les bancs de la public school américaine. Malgré tout, quand Jason a eu trois ans, ils l'ont inscrit à la maternelle de Pazay-Naudouin: «Il y a passé cinq semaines. Tout semblait bien se passer. mais après les vacances de Noël, il n'a plus eu envie d'y retourner, sans que l'on sache vraiment pourquoi», raconte la maman. Elle a alors décidé de s'occuper elle-même de Jason et de sa petite sœur Alice. Mais contrairement à beaucoup de parents qui choisissent l'instruction familiale, elle ne refait pas l'école à la maison. Il n'y a pas de livre officiel, pas de cahier et le petit tableau noir n'est qu'un jouet parmi les autres: «On lui propose plein de choses mais sous forme de jeux, d'expériences. Et on ne fait que ce qu'il a envie de faire», explique Robin, qui se sert beaucoup d'internet. Tout est prétexte à une leçon, la fabrication d'un gâteau, un déplacement en voiture, un soin aux oiseaux ou au lapin: «On utilise tout ce qu'on a devant nous». Jason parle anglais couramment, manie la souris d'ordinateur comme un as, se passionne pour les sciences et le bricolage. Une partie du rapport de l'Education Nationale est presque élogieuse: «L'enrichissement culturel semble relativement riche et stimulant: livres, albums, jeux vidéos, jeux éducatifs, jeux et jouets de toute nature, TV et accessoires». Face aux contrôleurs il fait la mauvaise tête Seulement, quand les inspecteurs ont voulu procéder à la vérification des connaissances de Jason, ça s'est plutôt mal passé: «La première fois, à la maison, il n'a pas voulu répondre aux questions, sourit la maman. Et la deuxième fois, à Angoulême, ça s'est passé dans un climat hallucinant, presque hostile». La sanction est tombée: «Le contrôle des connaissances fait clairement apparaître un retard d'un an à un an et demi dans le domaine des apprentissages fondamentaux», conclut le rapport. «On est bien obligé d'évaluer les choses par rapport aux programmes. Sinon, on ne sait pas faire», explique Philippe Carrière, inspecteur d'académie de la Charente. C'est justement ce que contestent les parents Clochard: «La loi exige seulement d'amener l'enfant, à l'issue de la période d'instruction obligatoire c'est-à-dire à 16 ans, à, un niveau comparable à celui des enfants scolarisés dans les établissements publics ou privés. D'ici là, Jason aura appris à lire. On espère aussi qu'on l'aura emmené à un niveau supérieur», espère Robin. Elle se base sur l'expérience menée avec son premier fils. Déscolarisé pendant quelques mois, cet ado a réintégré le système scolaire avec succès. Pour Fanny Bagouët, l'avocate de la famille Clochard, l'Education
Nationale est vraiment mal inspirée de venir chercher des poux dans
la tête des libres enfants de Paizay-Naudouin: «On a tous
eu connaissance de cette enquête catastrophique publiée il
y a quelques mois montrant que 10% des élèves entrant en
sixième ne maîtrisaient ni la lecture, ni l'écriture».
Leurs instituteurs n'ont jamais été poursuivis pour carences
éducatives!
06.04.2006 Elle refusait de scolariser son enfant: prison avec sursis Robin Clochard est atterrée. Cette mère de famille de Paizay-Naudouin a été condamnée hier à 15 jours de prison avec sursis par le tribunal correctionnel d'Angoulême. Elle avait comparu le 15 mars dernier, poursuivie parce qu'elle refuse d'inscrire son fils Jason, 7 ans, à l'école (CL du 16 mars). «Le procureur n'avait même pas réclamé ça», s'étonne la jeune femme. Au terme de réquisitions très mesurées, Denys Baillard avait en effet suggéré un ajournement de peine avec mise à l'épreuve. La présidente Doutroewe-Cochaud et ses assesseurs se sont montrés plus sévères. Le tribunal a notamment estimé que l'Inspection d'Académie, qui déplore que Jason ne sache pas lire, était fondée à contrôler l'acquisition des connaissances en fonction de ses programmes. Robin Clochard, qui a par ailleurs déposé un recours devant le Tribunal Administratif, va faire appel et continuera de se charger elle-même de l'instruction de ses enfants, avec sa méthode: «Ce jugement ne change rien. Les arguments avancés ne m'ont pas convaincue», explique-t-elle. Seule note de réconfort, les très nombreux témoignages de soutien reçus par la famille, «pas toujours de parents partageant nos conceptions», se félicite la maman de Jason et d'Alice. |