| Appel
pour des éts innovants et coopératifs |
"Où en est la création de
collèges
expérimentaux" ?
Rentrée 2008 : Peut-être,
tout simplement, pour ceux n'ayant pu bénéficier d'un charter
vers l'Afrique,
trois ou quatre "charter
schools" made in france ?
|
Pour les décrocheurs- ou déjà "décrochés" - de plus de 16 ans : une annexe (3 classes d'une douzaine d'élèves) au lycée polyvalent Jean Macé de Vitry sur Marne. 34 rue Jules Ferry, 94400 Vitry sur Seine (RER C - station VITRY) Tél. : 01 45 73 63 00 - web.0940129e@ac-creteil.fr renseignements et inscriptions à partir du 25 août 2008 au 01.45.73.62.65 ou 06.37.53.53.93. |
Deux nouveaux collèges
expérimentaux dans notre académie (Créteil) ...
...
et les personnels viennent de l’apprendre par une dépêche
de presse !
Les collèges expérimentaux
ont du mal à passer
Gabriel Cohn-Bendit estime « qu'aujourd'hui les conditions ne sont pas réunies pour que le projet aboutisse ».
Parmi les raisons avancées : le nombre de postes prévus par l'académie de Créteil serait passé de 26 pour les deux collèges à 6 ou 7 par établissement.
« Ça n'a plus aucun sens », déplore-t-il.
L'autre gros souci provient également des réticences des
enseignants qui ont appris la nouvelle par la presse.
Tout en précisant ne pas être réfractaire aux réformes,
Valérie Sultan, secrétaire académique du Snes, principal
syndicat enseignant du second degré, dénonce
« l'expérimentation sauvage et sans cadrage ».
« La venue de professeurs volontaires dans les établissements
pose la question de ce que l'on fait de ceux qui sont en place... poursuit-elle.
Ce procédé est méprisant. »
Le recteur de l'académie de Créteil, Jean-Michel Blanquer,
recherche l'effet contraire : « Rien ne peut se faire sans l'envie
des enseignants, il faut trouver un consensus, explique-t-il. J'aimerais
leur montrer que l'expérimentation peut placer leur établissement
à l'avant-garde des pratiques au bénéfice des élèves.
»
Il précise que rien n'est arreté et qu'une visite des
collèges est prévue à la rentrée afin d'échanger
avec les enseignants.
* Le collège Chevreul à L'Haÿ-les-Roses, Beaumarchais à Meaux et les Explorateurs à Cergy.
PARMI les cinq établissements retenus en France figurait le collège Beaumarchais de Meaux, classé en ZEP à Beauval. Dans cet établissement de 650 élèves, l'ambiance était morose à l'annonce de la nouvelle.
«Les professeurs n'ont pas apprécié l'absence de concertation et ont envoyé un courrier au rectorat pour exprimer leur opposition ainsi qu'une pétition», explique Olivier Lefort, délégué du Snes, enseignant dans le collège voisin Albert-Camus, qui a assisté à une réunion avec le personnel de Beaumarchais deux jours avant les vacances.
Les enseignants s'inquiètent de la dotation et du fonctionnement des collèges Cohn-Bendit, des conditions de nomination du nouveau personnel, du choix des élèves concernés.
L'Association des parents indépendants de Beaumarchais a assisté à la réunion, la veille des vacances, avec trois représentants du rectorat. « Les parents sont mitigés, certains trouvent ça bien car le projet doit faciliter la connaissance des élèves les plus en difficulté. Deux heures d'histoire, par exemple, peuvent se terminer par la prise en charge, pendant trente minutes, d'un petit groupe qui a décroché. Nous voulons, si c'est bénéfique, que les sixièmes concernées en profitent jusqu'à la troisième, sinon ça ne sert à rien », estime la présidente Sylvie Dumort.
Sur ce point non plus, les parents n'ont pas eu de garantie. « Quant aux classes à thème prévues dans ce projet, elles existent déjà à Beaumarchais, avec arts plastiques, théâtre, musique, et ça marche très bien. »
L'audace sur les bancs de l'école, c'est compliqué.
Cinq collèges expérimentaux devaient voir le jour à
la rentrée, grâce à un accord entre Gabriel Cohn-Bendit,
fondateur du lycée expérimental de Saint-Nazaire, et Xavier
Darcos, ministre de l'Education.
Patatras.
Le projet est en train de capoter. « Certains maillons de
la chaîne ont traîné des pieds », assure Cohn-Bendit,
qui évoque un manque de volonté politique.
« L'expérience nous intéresse toujours,
rétorque un conseiller du ministre.
Mais nous n'avons rencontré aucun enseignant volontaire censé
y participer. »
Finalement, seul un collège d'Ile-de-France pourrait tenter d'enrayer
l'échec scolaire à coups d'innovations pédagogiques.
Le collège Chevreul est pressenti pour accueillir
une structure pédagogique innovante .
Mais les professeurs sont très réticents.
SPONTANE, passionné, volontiers provocateur, Gabriel « Gaby » Cohn-Bendit est venu hier à midi à L'Haÿ-les-Roses pour défendre la transformation du collège Chevreul en un établissement expérimental à la rentrée prochaine. Et tenter de convaincre les enseignants. Visiblement, il y a du travail après des ratés cet hiver dans la présentation du projet et la médiatisation des sites pressentis.
« On ne vient pas avec une recette pédagogique mais avec quelques grandes lignes, a insisté le recteur de l'académie de Créteil, Jean-Michel Blanquer, très attaché au projet. Ces grandes lignes, ce sont le travail d'équipe et un engagement particulier des professeurs pour plus de présence au sein du collège, afin de monter un projet à long terme avec les élèves. Quinze professeurs volontaires viendraient remplacer ceux qui souhaitent partir. Le frère aîné de Dany le Rouge, fondateur du lycée expérimental de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) en 1981, veut « trouver une solution face au désamour pour l'école », mais, en aucun cas « imposer une vision du monde ». « J'ai beaucoup souffert d'être seul dans ma classe, rapporte Gaby, mettant en avant ses « 37,5 annuités dans le système éducatif. »
Temps de réflexion
Le collège Chevreul a été pressenti pour ce «
statut dérogatoire à des fins d'expérimentation et
d'innovation pédagogiques » parce que le taux de passage
en seconde est en diminution et que les évaluations en 6 e montrent
la baisse du niveau de français. Sauf que les professeurs de Chevreul
sont plutôt réticents : crainte d'un projet « parachuté
», absence « d'appel d'offres » dans les établissements,
horaires imposés... « On le prend un peu mal. On a l'impression
que rien n'a été fait ici avant. Je ne suis pas du tout convaincu
», a réagi l'un d'eux. « Si vous ne voulez pas
de ce projet, vous ne l'aurez pas », a prévenu le recteur.
Il a laissé le temps de la réflexion aux enseignants de Chevreul.
Mais Gaby Cohn-Bendit, quelque peu échaudé, conclut : «
Si le travail est fait ici, alors il n'y a pas de raison du tout de l'apporter
de l'extérieur. »
| collèges/lycée
"expérimentaux"
Darcos-Cohn-Bendit :
les 6 nominés : 06 02 08 - "Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, a désigné six établissements répartis dans quatre académies (Aix-Marseille, Créteil, Lyon et Versailles) sur proposition des recteurs concernés pour accueillir des équipes d'enseignants portant des projets innovants. Ces établissements accueilleront, dès la rentrée 2008, les équipes pédagogiques d'enseignants volontaires formées à l'initiative de Gabriel Cohn-Bendit. Ces équipes proposeront des projets innovants qui s'inscriront
dans le cadre de l'article 34 de la loi de programme et d'orientation pour
l'avenir de l'école (article
L. 401 du code de l'éducation)
- collège Jean-Jaurès, 14, Boulevard Jean Jaurès, 13600 La Ciotat - lycée Auguste & Louis Lumière, Chemin Virebelle, 13600 La Ciotat - collège Jules Vallès, Rue Robespierre, 42150 La Ricamarie - collège Beaumarchais, 23, rue Beaumarchais, 77100 Meaux - collège Eugène Chevreul,137, boulevard Paul Vaillant Couturier, 94240 L'Haÿ-les-Roses - collège Les Explorateurs, Boulevard des Explorateurs, 95800 Les Hauts de-Cergy
Le collège de la Ricamarie devient expérimental L'établissement fait partie des six collèges retenus
par le ministère de l'Education nationale pour expérimenter
le dispositif Cohn-Bendit.
Si des proviseurs et des professeurs heureux, ça ne court pas toujours les salles de classe, au collège Jules-Vallès, à La Ricamarie, les vingt enseignants, qui s'échinent à faire partager leur savoir aux élèves, figurent parmi ces professeurs formidables. Toujours enthousiastes. Passionnés. Toujours prêts à soutenir les initiatives lancées par leur nouvelle principale, Murielle Torente, à la tête de l'établissement depuis le 1er septembre 2007. Ce sont eux qui ont été choisis, dans la Loire, pour jouer
le jeu « des collèges expérimentaux » proposés
par Gabriel Cohn-Bendit. Un dispositif dont Murielle Torrente ignorait,
hier encore, le programme. « Sur la forme, on ne sait pas encore.
Nous n'en sommes qu'à la première phase. C'est une très
bonne nouvelle. » Surtout une nouvelle chance pour ce collège.
« Si notre collège a été retenu, c'est pour
le travail d'équipe qui y est réalisé » analyse
Murielle. « Dans le diagnostic que j'ai rendu au ministère,
j'ai expliqué mon souci de faire adhérer toute l'équipe
aux projets de l'établissement. J'ai confiance dans le potentiel
humain de ce collège. Si les jeunes enseignants n'inscrivent pas
parmi leurs voeux d'affectation La Ricamarie, ils choisissent d'y rester.
Je m'appuie sur une équipe assez jeune, avec une moyenne d'âge
de 30 ans, composée de nombreuses femmes, dont de jeunes mamans.
Tous sont motivés pour s'approprier les textes nationaux. Celui
sur l'accompagnement éducatif, tombé le 13 juillet, a été
mis à l'ordre du jour à la pré-rentrée. Tout
de suite, l'équipe a réfléchi aux point positifs qu'elle
pouvait tirer pour les élèves. Ils ont été
15 sur 18 à se porter volontaire et c'est tout le temps comme ça.
»
Muriel Catalano
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Le collège expérimental version Gabriel Cohn-Bendit Au mois de septembre dernier, Gabriel Cohn-Bendit (le frère de
Daniel), initiateur du Conseil national de l'innovation, et fondateur il
y a vingt-cinq ans du lycée expérimental de Saint-Nazaire
proposait au ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos, la
création de collèges expérimentaux. Une solution,
selon lui, pour insuffler un souffle nouveau à des collèges
situés en zone sensible, et qui risquent de subir une baisse importante
d'effectifs à la suite de la suppression de la carte scolaire.
Christine Colomb
Paul Salen : « Toute expérimentation
est bonne à appréhender »
« Avec 194 élèves aujourd'hui, le collège de La Ricamarie a perdu 70 élèves depuis 2000, dont quatorze lors de la dernière rentrée » explique Paul Salen, vice-président du conseil général de la Loire, en charge des collèges. C'est donc un établissement que le département suit de près, et dans lequel il investit des moyens. Alors bien sûr, le choix de cet établissement pour faire partie de l'expérimentation proposée par Gabriel Cohn-Bendit est pour lui plutôt positif, même s'il n'en connaît pas précisément le contenu. « Il faut absolument donner des moyens à ces établissements en zone sensible, pour les maintenir, et pour que les élèves aient des raisons supplémentaires de les fréquenter. Toute nouvelle expérimentation est bonne à appréhender. Le département suivra s'il le faut sur le plan matériel ». Ch. C.
On va tester à La Ciotat le "mieux apprendre" La
Provence - jeudi 7 février 2008
Un collège et un lycée choisis avec quatre autres en France
Six établissements ont été choisis par le ministère de l'Éducation nationale pour servir de laboratoires à la rentrée 2008 afin "de mieux faire apprendre les élèves". "L'idée est de travailler au départ sur un groupe limité de collèges difficiles", présente Gabriel Cohn-Bendit, pédagogue connu pour prôner des méthodes alternatives, à qui le ministre Darcos a confié en septembre dernier le soin de réfléchir à ce projet. - La méthode Freinet
- Pourquoi La Ciotat ?
- La mise en place
Une vingtaine d'enseignants volontaires seront en charge, dont certains venant d'autres académies. Laurent Tramoni, secrétaire académique du Snes, syndicat majoritaire d'enseignants du second degré, juge que "le projet de nos collègues tient la route. Nous aurions souhaité qu'il soit situé dans les quartiers nord, davantage dans l'esprit de l'idée de Cohn-Bendit.Il ne faut pas que ce projet déstabilise les autres collèges de la ville". Pour Sadry Guita (Unsa-Se) " attention à ce qu'i l n'y ait pas de cooptation pour former la future équipe pédagogique, que l'on fasse confiance aux collègues de la Ciotat ' TEMOIGNAGE de Marion Pontgelard, professeur de lettres à la Ciotat, enseignant selon la méthode Freinet. "Une pédagogie populaire tournée vers l'élève"
"J'ai découvert Freinet, une pédagogie populaire, tournée
vers l'élève et qui cherche en permanence sa réussite
et j'ai commencé à l'appliquer", explique la prof. Un plaisir,
mais aussi un sacerdoce: "On travaille beaucoup, un cours n'est jamais
le même d'une fois sur l'autre, mais c'est comme ça, la pédagogie
Freinet fait partie de notre vie, c'est même notre manière
d'appréhender la vie." Libre expression des élèves,
coopération plutôt que compétition, recherche de ce
que l'élève a à offrir, "et continuer à chercher
tant qu'on n'a pas trouvé"…
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Par pwallez le jeudi 07 février 2008 Le ministère a officialisé la liste des établissements expérimentaux, projet que Xavier Darcos avait demandé à Gabriel Cohn-Bendit de monter. Particularité du choix de l'académie Aix-Marseille: un binome lycée-collège pour faire l'expérimentation sur le cycle entier du secondaire. Et le choix fait par le recteur de Gaudemar porte sur des établissements qui ne sont ni Zep, ni a fortiori Ambition Réussite. Six établissements ont été choisis par le ministère de l’Éducation nationale pour servir de laboratoires à la rentrée 2008 afin "de mieux faire apprendre les élèves". "L’idée est de travailler au départ sur un groupe limité de collèges difficiles", présente Gabriel Cohn-Bendit, pédagogue connu pour prôner des méthodes alternatives, à qui le ministre Darcos a confié en septembre dernier le soin de réfléchir à ce projet. Quelles méthodes ?
Pourquoi la Ciotat
La mise en place
Jean-Paul de Gaudemar, recteur de l’Académie Aix-Marseille. « Ce qui a été avancé hier par le ministre, c’est feu vert pour la mise en place d’un projet qui reste encore très largement à construire. On en connaît les grandes lignes, mais il demeure largement à faire dans les mois à venir. Pourquoi La Ciotat ? Il était possible de choisir un établissement Ambition Réussite, mais il n’y avait pas d’obligation inscrite dans le cahier des charges, le but est d’arriver à la réussite scolaire pour tous, il suffit qu’il y ait une mixité sociale suffisant, c'est le cas." "La deuxième raison, plus importante encore, porte sur la présence d’une équipe prête à se lancer dans une expérimentation, ce n’est pas quelque chose qui vient d’en haut, mais une opération qui s’appuie sur un groupe déjà constitué, qui a réfléchi, qui a un projet. Cette équipe pédagogique en grande partie est installée à La Ciotat ou autour de La Ciotat et se réclame de la pédagogie Freinet, avec la caractéristique de vouloir transposer cela au secondaire, puisque cette méthode s’est largement bâtie sur le travail dans les écoles primaires. Le postulat du projet de M.Cohn-Bendit était justement qu’il existait en France des équipes motivées, capables d’innover et de porter un projet, il aurait été dommage de ne pas leur donner leur chance. C’est une équipe déjà assez fournie, une quinzaine, qui s’est constituée en association, qui travaille depuis un an sur ce projet qu’ils ont baptisé Collège Lycée Expérimental Freinet (CLEF). Je les ai rencontrés, j’ai vu des personnes intéressantes à plusieurs titres, relativement jeunes aussi. La ville elle-même présente un intérêt réel, parce qu’il s’agit d’une ancienne cité ouvrière, qui a beaucoup évolué depuis, mais dans laquelle il reste une mixité sociale tout à fait significative. En particulier, des trois collèges de La Ciotat, Jaurès est celui qui rassemble le plus de catégories sociales, en particulier un tiers qui correspond à nos objectifs de réussite sociale." "La troisième raison est que nous avons une opportunité physique. Le collège Jean-Jaurès va quitter ses locaux actuels pour emménager dans d’autres locaux, à la rentrée ou peu après, et cela donne une disponibilité physique pour installer cette expérience. Pourquoi un lycée ? L’idée est de prouver la faisabilité de l’opération sur l’ensemble du parcours secondaire. On s’est dit qu’il était intéressant de lancer dès le début du collège et en même temps en seconde, pour couvrir en trois ans la totalité du parcours. Nous allons en effet démarrer à la rentrée 2008 vraisemblablement par une 6e et une 5e, et une seconde, puis rajouter deux classes de niveau par an : 4e et première et enfin 3e et terminale, en sachant que le cycle terminal de lycée est plus compliqué, parce qu’il y a des filières. Dans l’équipe actuelle, certains enseignants sont en lycée, d’autres en collège, il existe donc une cohérence, sachant que cela nous donne un peu de temps pour chercher un lieu unique pour rassembler tout cela. Cette idée fait partie du projet à terme, rien n’interdit de penser que nous pourrons réunir tout cela notamment au bout des trois ans de montée en charge. Cela se fera à moyens constants, la DGH ne sera pas abondée, cela me paraît normal, il n'y a pas une augmentation du nombre d'élèves. Enfin, point très important, il faut que les collectivités territoriales soient associées et nous donnent leur accord ». Laurent Tramoni, secrétaire académique du Snes, syndicat majoritaire d’enseignants du second degré: "Le projet de nos collègues tient la route. Nous aurions souhaité qu’il soit situé dans les quartiers nord, davantage dans l’esprit de l’idée de Cohn-Bendit.Mais nous serons attentifs à plusieurs choses. Il ne faut pas que ce projet déstabilise les autres collèges de la ville. On sait que les établissements fonctionnant avec la méthode Freinet s'adressent davantage aux classes favorisées, ce serait contraire à l'esprit impulsé par M.Cohn-Bendit, nous serons vigilants sur le recrutement des élèves. Nous regarderons de près les moyens mis, quels seront les enseignants "importés", comment, il nous a été dit qu'une enveloppe en heures supplémentaires serait accordée. Enfin dernier point; il faudra maintenir un minimum de projet collectif au sein de l'établissement, il faudra éviter la dualité entre le projet expérimental et le reste". Sadry Guita (Se-Unsa): "Nous sommes favorables à toute innovation pédagogique, nous sommes des partisans de la méthode Freinet, globalement, nous soutenons donc ce projet. Mais attention à ce qu’i l n’y ait pas de cooptation pour former la future équipe pédagogique, que l’on fasse confiance aux collègues de la Ciotat ". ( d'autres réactions à venir)
1. Le jeudi 07 février 2008, 22:09 par Christian Connaulte, secrétaire académique du SGEN-CFDT Les deux jeunes collègues à l'initiative
du projet de CLEF ont su, par leur dynamisme et leur ténacité,
monter une équipe et un projet vraiment innovants. La démarche
de Gabriel Cohn-Bendit a été la bienvenue et a sans doute
encouragé M. le Recteur à franchir le pas et accepter le
projet. Au SGEN-CFDT nous soutenons évidemment l'équipe du
CLEF tant ce projet est proche de notre projet pour l'Ecole. Ce type d'établissement
est fait pour convenir à tous les élèves quelle que
soit leur origine sociale. Il s'agit maintenant de dépasser les
corporatismes et d'accepter qu'il y ait des dérrogations aux règles
habituelles. Par exemple les enseignants qui travailleront au CLEF devront
être partie prenante du projet et formés à la pédagogie
Freinet. Il s'agira donc de volontaires motivés et en accord avec
l'esprit de l'équipe. (les règles habituelles de nomination
des professeurs ne peuvent donc pas s'appliquer ici) Je forme le souhait
que ce collège et ce lycée "Cohn-Bendit" à La Ciotat
fassent la preuve que la pédagogie Freinet peut aussi s'appliquer
dans le second degré (mais j'en suis intimement persuadé)
et que le CLEF fasse tache d'huile rapidement dans notre académie
et ailleurs. Enfin, au SGEN-CFDT, nous avons tendance à dire "osons"
car nous sommes persuadés qu'enseigner et étudier peut être
avant tout un plaisir. En tous cas il s'agit ici d'une belle et formidable
aventure.
Extrait de « 20 minutes » du 31.01.08 : « Tester des projets pédagogiques » La réaction de Jean-Paul de Gaudemar, recteur de l’académie d’Aix-Marseille. Pourquoi avoir donné votre autorisation à un collège différent dans votre académie ? Je suis désormais convaincu que nous touchons aux limites des méthodes traditionnelles dans les quartiers difficiles. On ne peut plus se contenter d’y faire l’école de la même manière qu’ailleurs. Il faut essayer autre chose, il faut tout essayer. Se donner les moyens pour trouver d’autres méthodes de travail. Le pari est loin d’être gagné... Je suis partant pour relever le défi, si cela permet d’éviter de voir certains jeunes quitter le collège sans qualification ou de décrocher en plein milieu d’année. Aujourd’hui, on n’arrive pas à endiguer cela. Avec cette expérience, on se donne une chance de plus de réussir. Comme les entreprises, l’Education nationale a besoin de laboratoires pour tester des projets pédagogiques innovants. Cela ne signe-t-il pas l’échec de l’Education nationale ? Oui et non. Disons que notre institution peine à garantir la réussite de tous dans certains contextes, quand les difficultés sont particulièrement lourdes et inédites. C’est sain de vouloir essayer autre chose. Et si ça ne marche pas ? On va inventer, sans courir trop de risques. On ne fera pas n’importe quoi. On va donner sa chance à une équipe d’enseignants et de pédagogues motivés. Il faut crever ce plafond de l’échec, qui est parfois désespérant. Il faut faire bouger les lignes. Il en va de la responsabilité de l’Education nationale de faire réussir chaque élève. Recueilli par Laure de Charette
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