| Appel
pour des éts innovants et coopératifs |
USA 2008
: "dans
le Milwaukee, il n'y a pas eu de miracle" (Sol Stern).
L'un des plus fervents promoteurs du
chèque-éducation
aux USA, Sol Stern, vient de faire brusquement volte-face
en affirmant, constats à l'appui,
que le voucher n’avait pas du tout amélioré le système
public.
Depuis une bonne vingtaine
d'années, le "chèque éducation" (ou "bon
scolaire") - en anglais "voucher" -
fait partie d'un blabla
consensuel et yakaiste au sujet des indispensables réformes, "simples,
urgentes et radicales", du système scolaire.
Après avoir depuis
longtemps réclamé, soutenu et contribué au développement
des vouchers et des charter schools,
Sol Stern pointe les défauts
et les insuffisances du voucher. Il cite, entre autres, l’expérimentation
de Milwaukee,
première ville aux
États-Unis à adopter, en 1990, un programme chèque
éducation.
«
OPA sur l'éducation nationale » ou « Main basse sur
l'école publique »
L'Éducation
Nationale est accusée de « fabriquer des crétins
» et d'entretenir le « chaos pédagogique »,
l'insécurité et le chômage. Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi
dévoilent la signification de ces mesures : des associations de
libéraux et de catholiques conservateurs proches du Front national
et de l'Opus Dei sont à l'origine de ces propositions.
Au
nom de la liberté de choix, on prépare une privatisation
de l'Éducation.
RAPPEL DES ÉPISODES PRÉCÉDENTS POURQUOI ? POUR QUI ? MODE D’EMPLOI À n'évoquer l'idée d'écoles "différentes" qu'à propos d'échec ou de difficultés scolaires, et ne les présenter, les réclamer ou les tolérer que sous la forme d'un remède nécessaire, et réservé, aux seuls enfants ou adolescents souffrant d'inadaptation passagère ou chronique, et donc tout-à-fait inutile, voire nocif, pour les autres puisqu'on ne soigne pas les "bien-portants", à ne signaler leur existence qu'à l'occasion de dysfonctionnements du système, et ne les présenter que sous la forme de méthodes plus rapides et efficaces, permettant de rejoindre le peloton des gagneurs et d'aller plus haut et plus vite dans la course aux performances, ... on ne rend en fait service
ni aux un-e-s ni aux autres :
Parce que, faute d'information et
surtout de réflexion préalables, on met toujours beaucoup
trop de temps à s'apercevoir de l'inadéquation, de l'"inadaptation"(de
l'enfant ou de l'école ?),
Il est donc nécessaire de poser
la question :
En examinant les deux versants de cette interrogation : - "pourquoi ?", qui amène la réponse "parce que" (les causes, les raisons historiques), et qui fait donc appel à la mémoire individuelle et collective. - "pour quoi ?", qui conduit à
répondre en termes de projet (les buts, les choix, pour aujourd'hui
et demain),
Ce n'est qu'en prenant le temps d'examiner
sérieusement les deux facettes de ce "pourquoi ?" que chacun-e pourra
commencer à entrevoir plus clairement le"comment
?" :
Et que deviendra évidente
la réponse à la question "pour qui ? " :
UNE MÉMOIRE.
Pour comprendre les difficultés qu'éprouve un enfant ou un-e adolescent-e à s'adapter au système traditionnel d'enseignement (et réciproquement), en refusant les pseudo-explications relevant de la magie primitive ou de la mystification moderne, comme l'hérédité, la fatalité ou "la crise", n'est-il pas nécessaire, au préalable et en permanence : - de faire appel à la mémoire
?
- d'élaborer un projet ?
Puis d'examiner alors,
- la nature et la qualité du service proposé par l'Institution (publique, confessionnelle ou commerciale), son coût réel, direct et indirect, à court et à long terme; et, au-delà des apparences et des
objectifs déclarés :
En fin de compte et tous comptes faits, y a-t-il compatibilité entre les véritables objectifs - et les résultats - de l'Institution proposant ce "service", et vos choix personnels ? Si oui, il est probable que ce guide vous sera d'un piètre secours pour "gérer vos contradictions". Si non, c'est-à-dire si vous n'acceptez pas ou plus le décalage flagrant et permanent, affiché ou camouflé, usant et coûteux, entre votre conception de l'éducation, votre expérience, vos intuitions, vos convictions, vos choix, c'est-à-dire votre propre "Projet", et les finalités, méthodes et résultats de beaucoup d'établissements "traditionnels" (publics, confessionnels ou commerciaux), vous trouverez sans doute ici de quoi : - contribuer à transformer
l'école de votre quartier, en collaboration avec parents, enseignants
et enfants,
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