alternatives éducatives : des écoles différentes
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2014
école autrement, école alternative, école différente ...
Une autre école est-elle possible ?

La FCPE et l’UNL ne peuvent accepter un dispositif de sanctions automatiques, contraire aux principes du droit,
et une fausse commission éducative qui vont ériger l’arbitraire et le sentiment d’injustice en exemple.
La FCPE et l’UNL ont déjà dénoncé la précipitation du ministère à convoquer dans l’urgence un CSE sur cette question en septembre 2010 pour ensuite publier les décrets en toute fin d’année scolaire, applicables dès septembre 2011. Elles réitèrent leur étonnement avec la parution de la circulaire d’application aujourd’hui, à quelques jours de la rentrée alors qu’il a brusquement interrompu les discussions dès décembre 2010...

Quelques autres "rubriques", parmi beaucoup d'autres, toujours d'actualité :
les rapports parents-profs, la maternelle à 2 ans, l'ennui à l'école, le téléphone portable, l'état des toilettes, le créationnisme...
 

Mesurer, tester, calibrer, étiqueter, évaluer, trier, sélectionner, jeter, enfermer, éliminer...
ÉCOLE, tendance "Naphtaline, nous voilà !"

«former des gens à l'esprit éveillé et critique» ?
Manquerait plus que ça !
Une majorité estime que l'école devrait avant tout «donner le sens de la discipline et de l'effort»

Quand on les interroge sur les thèmes développés par Jean-Marie Le Pen,
"La défense des valeurs traditionnelles"
arrive toujours en première position (33 % d'avis favorables)

Les parents d'élèves (FCPE  & PEEP) s'opposent au rétablissement de la punition collective

Les lycéens dénoncent la punition collective comme "source d'injustice"

Mais quel vent rétrograde souffle sur le ministère ?
À quand le cachot ?

Punitions collectives: "une source de conflit" pour l'Unapel

Punitions collectives: le Snes-FSU dénonce le risque d'"abus"

On n’instruit pas dans le chantage aux punitions.
L’enjeu est bien en effet, à l’école, d’articuler l’instruction du savoir et l’institution de la loi et, si le droit est bien la structure de nos libertés,
il serait temps qu’un ministre ne soit pas le premier à l’enfreindre par des décisions inspirées par la peur.Bernard Defrance
 " Éducation ":
avec Fillon on punit en vrac, on cause ensuite

Fillon rétablit la punition collective à l'école
La dernière circulaire de l'Éducation nationale, parue hier au Bulletin officiel du ministère, fait bondir les syndicats de parents d'élèves.
Le texte que dénoncent les deux principales fédérations, la FCPE et la PEEP, remet en selle la «sanction collective» officiellement bannie des principes de l'Éducation depuis plusieurs années.

Faire de la punition collective sans le dire, donc.
Voire en affirmant le contraire.

"un précédent très préoccupant au moment où s'élabore la future loi d'orientation."
Non au retour des punitions collectives !
Communiqué de presse de la FCPE du 27 octobre 2004

Trilogie nostalgie et ... Montaigne !
« Nul besoin, par conséquent, d'en revenir à l'avant 68 que stigmatise si justement le film de Zilbermann :
les coups de pied aux fesses et autres douches froides ne fonctionnaient déjà pas en ce temps-là. Personne ne demande leur retour. 
Mais il est permis en revanche de s'interroger sur la pertinence des changements qui sont intervenus depuis ; même le PS le fait.
D'autant que les solutions efficaces et humaines qui pourraient contribuer à la restauration de l'autorité scolaire sont aussi simples qu'évidentes. 
Elles ne supposent que le respect du slogan favori, mais si rarement appliqué, de l'Education nationale : «Penser d'abord aux enfants, n'agir que dans leur intérêt.» Montaigne, en son temps, ne disait pas autre chose. »

Innovation 2009 :
L'UNIFORME A L'ECOLE
Le ministre de l'Education Xavier Darcos s'est dit favorable à ce que les élèves d'un même établissement portent une tenue identique, à l'exemple de l'uniforme des écoliers britanniques, y voyant un "facteur d'intégration".
"Et la décision reviendrait aux responsables d’établissement."

Impasses
les conseils de discipline tournent à plein,
avec pour objectif quasi avoué de se séparer des éléments les plus incontrôlables, quitte à les remplacer par d'autres, par un système d'échange plus ou moins tacite entre établissements. Ce parti répressif révèle les impasses de l'école d'aujourd'hui, sa difficulté à trouver les modes de régulation et de médiation capables d'enrayer le phénomène.

Haschisch au collège: exclusion immédiate
Quatre élèves de Colombes renvoyés, alors que la police n'a pas bouclé son enquête.
"Pour rassurer l'ensemble des parents d'élèves, le conseil de discipline a pris la décision d'exclure définitivement les jeunes. Sans évoquer aucune autre sanction à valeur éducative. Le conseil de discipline était posé comme un simple préalable à l'exclusion définitive"

La police derrière la porte du proviseur
Menottés et emmenés dans une voiture de police stationnée dans l'enceinte de l'établissement.
Pour une vitre brisée.
Quatre heures de garde à vue, fouille anale.
Pour Roger Chudeaud, inspecteur d'académie de l'Essonne,
«les choses se sont passées comme elles doivent se passer».

On croise plus d'avocats en conseil de discipline dans les centre-villes... que dans les Z.E.P.
Pour le "gosse de riche" qui fumait un joint dans les W.C., le conseil de discipline s'est plutôt bien terminé. Pour le jeune garçon à l'origine d'une bagarre, l'expérience n'a pas été concluante.
Leurs deux avocats témoignent.

Les proviseurs expriment leur "ras-le-bol"
 Il n'est "pas rare qu'un élève convoqué en conseil de discipline vienne accompagné d'un avocat"

Ecole: des sanctions sans appel à la pelle

INTERDIRE LA FESSÉE ?
Venu d'un expert des Nations unies, ce souhait est encore loin d'être une réalité.
En France, 87 % des parents interrogés pratiquent cette correction sans état d'âme.
seuls 23 pays sur les 192 existant ont interdit les fessées, gifles et autres tapes, et 24 ont promis d'effectuer la réforme dès que possible. 
En Europe, ce sont seulement 18 pays du Conseil sur 47 qui l'ont interdite. La France n'en fait pas partie.
 

Pour Ségolène, c'est une fessée, et un bisou de maman.
Pour Sarkozy, c'est une fessée et une reconduite à la frontière.

 
 La punition collective :
un non-sens éducatif et un déni de droit

Quatorze organisations dénoncent dans un texte commun la punition collective comme "un non-sens éducatif et un déni de droit", après la publication d'une circulaire du 19 octobre 2004 sur l'organisation des procédures disciplinaires. 

"Le travail supplémentaire" donné "à l'ensemble des élèves", est envisagé comme un moyen d'action en matière disciplinaire, déplorent les organisations. 

Cette disposition, constitue un recul sans précédent, à la fois du point de vue de la justice, du point de vue de l'autorité de l'enseignant et du point de vue éducatif. 

Elle contrevient tout d’abord, au principe de l'individualisation des sanctions, selon lequel "toute sanction, toute punition s'adressent à une personne (circulaire n° 2000-105 du 11-7-2000). 

Cette disposition bat ensuite en brèche l'autorité des chefs d'établissement et des enseignants. 

Enfin, le recours à la punition collective, est contre-éducatif en tant qu'il incite dans la quasi-totalité des cas à la délation : la seule alternative consiste à dénoncer autrui, ou à subir collectivement la punition. 

Élèves, enseignants, parents, chefs d'établissement, personnels d'éducation ont travaillé longtemps ensemble pour établir les règles les plus justes et les plus équilibrées en matière disciplinaire. 

La communauté éducative ne peut accepter qu'on fragilise la vie de l'établissement scolaire par des mesures qui, conjuguant l'autoritarisme et l'arbitraire, engendrent l'injustice.

CEMEA, CRAP-Cahiers pédagogiques, DEI-France (Défense des enfants international), Education & Devenir, FCPE, FERC-CGT, FOEVEN (Fédération des oeuvres éducatives et de vacances de l'Education nationale), GFEN (Groupe français d'éducation nouvelle), ICEM-Pédagogie Freinet (Institut coopératif de l'école moderne), Ligue de l'enseignement, Ligue des droits de l'Homme, OCCE (Office central de la coopération à l'école), SNPDEN-UNSA, UNL sont signataires de ce texte. 


ÉDUCATION 
Une circulaire du ministère prévoit la possibilité d'infliger des sanctions à toute une classe pour rétablir le calme 
Fillon rétablit la punition collective à l'école 

Laurence de Charette - 29 octobre 2004- Le Figaro

Après la dictée et la récitation, voici le retour annoncé de la punition collective. La dernière circulaire de l'Éducation nationale, parue hier au Bulletin officiel du ministère, fait bondir les syndicats de parents d'élèves. 
Motif : le texte que dénoncent les deux principales fédérations, la FCPE et la PEEP, remet en selle la «sanction collective» qui était officiellement bannie des principes de l'Éducation depuis plusieurs années.

La deuxième partie de la circulaire relative à «l'organisation des procédures disciplinaires» porte sur les «moyens d'action à la disposition des enseignants en matière disciplinaire». Le texte explique que «s'il est utile de souligner le principe d'individualisation de la punition ou de la sanction, il faut rappeler qu'une punition peut être infligée pour sanctionner le comportement d'un groupe d'élèves identifiés, qui, par exemple, perturbe le fonctionnement de la classe».

Par ailleurs, poursuit la circulaire, «dans le cadre de l'autonomie pédagogique du professeur, quand les circonstances l'exigent, celui-ci peut donner un travail supplémentaire à l'ensemble des élèves».

C'est ce dernier mot surtout qui fait sursauter les parents d'élèves. «Cette idée de travail supplémentaire, c'est en réalité la résurgence de la punition collective», dénonce Lucile Rabiller, secrétaire générale de la PEEP. «Et pour nous, c'est inacceptable. La sanction collective n'a malheureusement jamais tout à fait disparu des collèges et lycées, mais cette circulaire lui redonne une légitimité.»

La circulaire qui échauffe aujourd'hui les esprits revient en effet sur un principe fixé il y a quatre ans par une précédente circulaire du ministère de l'Éducation nationale (datée du 11 juillet 2000). Ce texte-là bannissait alors clairement la sanction collective et le «zéro disciplinaire» (le fait de mettre un zéro à un élève du fait de son comportement, sans lien avec son travail scolaire).
 

«Mais la sanction collective est une vieille habitude de l'Éducation nationale, critique Georges Dupont-Lahitte, à la tête de la fédération de parents d'élèves FCPE. Pourtant, infliger une sanction collective au nom de la discipline est une aberration. C'est pousser les élèves à la délation.» Et le président de la FCPE d'affirmer : «De toutes façons, la notion de sanction collective n'existe pas en droit. De plus, les sanctions sur le comportement ne doivent pas être mélangées avec le travail scolaire.»

La FCPE étudie l'opportunité de contester juridiquement le texte. La Cour européenne des droits de l'homme distingue les «sanctions disciplinaires», qui doivent être individualisées, des «punitions scolaires», qui ne sont pas soumises aux mêmes obligations.

La circulaire intervient alors que le ministre de l'Éducation a placé le retour de l'autorité au coeur de son action. Le texte souligne d'ailleurs que «le caractère spécifique de l'acte pédagogique et des missions des enseignants implique que l'autorité de ceux-ci soit respectée partout où elle s'exerce».

Au ministère, on rétorque que le «travail collectif» éventuellement infligé doit être «pédagogique», citant l'exemple d'une «dictée pour tout le monde après un chahut général». «Il n'y a aucune nostalgie d'un âge passé, souligne un conseiller du ministre, mais une volonté de rétablir l'autorité des professeurs, car il ne peut y avoir de transmission du savoir sans autorité des enseignants».



Non au retour des punitions collectives !
Communiqué de presse de la FCPE du 27 octobre 2004

Les parents d'élèves s'opposent au rétablissement de la punition collective

Les lycéens dénoncent la punition collective comme "source d'injustice"

Punitions collectives: le Snes-FSU dénonce le risque d'"abus"

Mais quel vent rétrograde souffle sur le ministère ?
À quand le cachot ?

On n’instruit pas dans le chantage aux punitions.
L’enjeu est bien en effet, à l’école, d’articuler l’instruction du savoir et l’institution de la loi
et, si le droit est bien la structure de nos libertés,
il serait temps qu’un ministre ne soit pas le premier à l’enfreindre
par des décisions inspirées par la peur.Bernard Defrance

 " Éducation ": avec Fillon on punit en vrac, on cause ensuite


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