Beuark.
Ségolène
Royal rend hommage à la politique de Tony Blair.
"BAGUE
DE VIRGINITE" : Une
adolescente anglaise, fille d'un pasteur
évangélique, perd son procès en Haute Cour.
Quelque 6000 étudiants sont attendus sur le
campus "sans péché" (l’Ave Maria University),
qui ne connaîtra ni
préservatifs ou autre moyen de contraception, ni homosexualité,
ni avortement.
"L’Ave
Maria University doit devenir l’"académie militaire de la spiritualité"...
A Paris, des lycéens
opposés à leur professeur sont rappelés à l'ordre
afp - 23
11 09 - Les élèves d'une terminale technologique du lycée
Jean Lurçat à Paris (13ème arrondissement), qui voulaient
changer de professeur d'anglais parce qu'elle leur interdisait l'usage
des téléphones portables en classe, ont été
rappelés à l'ordre lundi par l'inspecteur d'académie.
"J'ai rencontré
la classe lundi matin, non pas pour un dialogue avec eux mais pour les
sermonner", a dit à l'AFP Philippe Fatras, inspecteur d'académie
chargé du second degré à Paris.
"Je leur
ai dit combien la communauté éducative était solidaire
de la professeure, combien leur action était inacceptable, inqualifiable,
puérile, lâche et que nous continuons à rechercher
les auteurs de ces actions, pour autant que ce soit possible", a-t-il
ajouté.
Ce professeur
d'anglais de 58 ans, Claudine Lespagnol, souhaitait pouvoir faire ses cours
dans de bonnes conditions, et donc adressait des remarques aux lycéens
qui utilisaient leurs téléphones et envoyaient des SMS en
classe.
Après
avoir demandé au proviseur du lycée un changement de professeur,
sans succès, des élèves ont écrit à
Mme Lespagnol une lettre d'insultes, signée de "la TSTG2" (terminale
sciences et technologies de la gestion 2), dans laquelle ils lui demandaient
de changer de comportement.
"Nous vous
conseillons de procéder à un changement d'attitude, et de
cesser de faire des remarques à chaque fois que l'on a un téléphone
entre les mains car cela est une perte de temps", selon cette lettre
dont l'AFP a eu copie.
"S'il n'y
a aucun effort de changement de votre part, nous n'avons plus que quelques
mots à vous dire: allez vous faire enc..!", ajoutaient les lycéens,
en se justifiant aussi d'avoir "volé" à leur professeure
une clé USB. |
Pass-contraception:
les proviseurs opposés
à ce stade à la distribution
AFP - 23 11 09 - Le SNPDEN, principal syndicat des chefs d'établissement,
a recommandé lundi aux directions des lycées de ne pas distribuer
les "pass-contraception" comme le souhaite la région Poitou-Charentes,
en lui demandant le "respect du droit".
"Les bonnes intentions ne dispensent pas du respect du droit. Celui-ci
fait que tout parent d'élève mineure mécontent du
procédé sera en droit de se retourner contre la direction
d'un établissement qui aurait distribué ces pass", a
écrit le syndicat dans un communiqué.
"La région affirme avoir engagé une concertation autour
de cette initiative: il est particulièrement regrettable que les
personnels de direction n'y aient pas été associés
alors qu'ils seraient les seuls à en supporter les conséquences
juridiques. Aucune proposition de loi révisant le droit sur ce point
n'a d'ailleurs été déposée parallèlement
à cette initiative pour la rendre juridiquement possible", a-t-il
ajouté.
"En l'état actuel des choses", le SNPDEN "recommande" donc
aux directions des établissements "de s'abstenir de procéder
à la distribution" de ces pass, "en particulier aux élèves
mineures".
"Cependant cette initiative souligne un problème de société
dont la prise en charge n'est effectivement pas satisfaisante mais dont
le règlement nécessite l'accord préalable du législateur",
a-t-il conclu.
La présidente de Poitou-Charentes Ségolène Royal
avait annoncé le 13 novembre l'envoi dans une centaine de lycées
de sa région de 1.400 "pass contraception", gratuits, destinés
aux jeunes filles mineures pour lutter contre les grossesses précoces
et réduire les avortements.
Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel s'est prononcé
contre.
Poitou-Charentes: nouveaux soutiens
de professionnels au Pass contraception (Région)
afp - 23 11 09 - Deux associations de professionnels de la contraception
ont demandé la généralisation du Pass contraception
lancé par la région Poitou-Charentes pour les jeunes filles
mineures, a indiqué lundi la région présidée
par Ségolène Royal.
"Plus de 350 professionnels de santé réunis ce week-end
aux Journées Nationales de l'ANCIC (Association nationale des Centres
d'Interruption de Grossesses et de Contraception) et l'AFC (Association
française de Contraception) ont demandé solennellement à
tous les conseils régionaux et généraux d'étendre
à l'ensemble du territoire le pass contraception", a indiqué
la région dans un communiqué.
"Ils ont également demandé à l'Education nationale
de s'associer activement à cette initiative", souligne la région.
Ségolène Royal a annoncé le 13 novembre l'envoi
dans une centaine de lycées de sa région de 1.400 "pass contraception"
gratuits, destinés à lutter contre les grossesses précoces
et à réduire les avortements.
Mais la rectrice de l'académie de Poitiers, Béatrice Cormier,
a demandé par courrier aux proviseurs de lycées de ne pas
les distribuer et le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, s'est
prononcé contre.
Infirmières scolaires, représentants de médecins,
de pharmaciens, du Planning familial, d'associations de parents d'élèves
et de syndicats lycéens ont déjà apporté leur
soutien à ce Pass contraception.
Enfin des distributeurs de préservatifs
à la fac
Grâce à une convention signée ce matin, les
universités pourront installer des distributeurs de préservatifs
à 0,20 €. Une première alors que les lycées sont,
eux, équipés.
A ce jour, 95,6 % des lycées sont officiellement pourvus d’un
distributeur de préservatifs. Sur les campus en revanche, rien.
Le désert absolu, d’autant plus inexplicable que l’âge des
études est aussi celui où s’intensifie la vie sexuelle. Pour
tenter de combler ce vide, Valérie Pécresse, la ministre
de l’Enseignement supérieur ,signera ce matin une convention avec
les présidents d’universités et les Crous de France.
Objectif : que chaque fac et chaque résidence universitaire
soient rapidement équipées d’un distributeur de préservatifs
à 20 centimes d’euros, « c’est-à-dire environ quatre
fois moins chers que les principales marques vendues en pharmacie »,
précise-t-on dans l’entourage de la ministre.
« En France, on est totalement à la ramasse ! »
Dans un premier temps, près de 700 machines (qui en vendront
à l’unité, par boîte de 6 à 1 € ou de 12
à 2 €) seront installées dès le début
de l’année 2010 par la société Polidis. « D’ici
à deux ans, nous voulons que tous les campus de toutes les universités
abritent un distributeur », souhaite Jean Lamarche, président
de Croix verte et ruban rouge, l’association de pharmaciens qui pilote
le dispositif.
« Au lycée, les jeunes sont plus vigilants par rapport
au sida, car c’est l’âge des premières fois. A la fac, les
relations sexuelles se banalisent un peu plus et, malheureusement, ils
se protègent moins », regrette-t-il.
Parrain de l’opération Sortez couverts, lancée pour la
première fois en 1992, l’animateur Christophe Dechavanne sera présent
aujourd’hui au côté de la ministre. Il en profitera pour rappeler
que les Français ne se protègent pas assez.
« Dans la plupart des pays européens, entre 200 et 250
millions de capotes sont vendues chaque année. Mais en France, avec
une consommation de 100 millions de préservatifs, on est totalement
à la ramasse ! » nous déclarait-il cet été
(nos éditions du 11 août).
Un constat relayé chiffres à l’appui par l’Usem, qui
regroupe les mutuelles régionales : « Quarante-six pour cent
des étudiants utilisent systématiquement un préservatif
et 63 % un contraceptif (préservatif masculin ou féminin,
pilule…). On sait aussi que 30,5 % des étudiantes ont déjà
eu recours à la pilule du lendemain », détaille Benjamin
Chkroun, délégué général de l’Usem.
« C’est un problème de sensibilisation mais aussi d’accès.
Il est plus que temps de faire dans les universités ce qui a été
fait dans les lycées. »
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